Mon comptoir de cuisine ...

Je l'avais acheté il y a des années. 10 ou 12 peut être. Cela avait été un véritable coup de coeur. Florent, mon copain d'école, tenait un dépôt vente près de l'endroit où je travaillais. J'allais le voir régulièrement en sortant le soir. J'aimais aller y chiner et dscuter avec mon copain Flo. Ce soir là, un beau comptoir en fin de vie trônait dans l'entrée. Plusieurs personnes tournaient autour. Un comptoir ? Une carcasse plutôt ! Il ne restait de ce feu-comptoir que la carcasse. Il avait perdu ses tiroirs et son étagère (les comptoirs n'ayant en général pas de portes). 3000 Francs, c'était son prix. Tiens, tiens, je l'ai donc acheté avant le passage à l'Euro ! Super point de repère ! Il était, malgré son état délabré, très beau et très noble. Un gros travail était à prévoir mais j'étais sure que Philippe relèverait le défi. Un petit coup de fil au "chef menuisier" et hop, je me précipita vers Florent en lui disant "jachète". Il se mit à rire, il me connaissait si bien. Le meilleur fut certainement le moment où il apposa l'étiquette "vendu" au nez et à la barbe de tous ces gens qui le comtemplaient sans oser sauter le pas. Une bonne affaire, ça se saisit de suite. Je l'ai souvent appris à mes dépends. Maintenant, quand j'ai un coup de coeur, je ne réfléchis plus, en général, sauf si le prix m'y conduit !!!
Notre seul travail, pendant cette décennie, a été de faire trois tiroirs et de lui mettre des portes et une étagère et de le faire décaper par un professionnel.  Il fallait quelque chose de fonctionnel. Le reste de la restauration m'appartenait. J'ai mis très longtemps avant de me décider. Je pense que je ne savais pas vraiment par quel morceau commencer, ni ce que j'avais envie de faire.
Il a vécu des quantités de choses : m'a servi de plan de travail de cuisine, de table à écuelles (j'y préparais toutes les écuelles de mes chiens d'élevage), de plan de bricolage, et a même subi une innondation (10cm d'eau était venu l'entourer. Il a nagé le pauvre pendant trois long jours en attendant l'expert, puis a vécu un an sur câles pour l'aider à sécher ...
Un jour, paf, paf, j'ai sauté le pas. J'ai d'abord réparé le plateau qui était perforé de miliers de trous (surement stigmate de sa vie dans un atelier), réparer le corps du comptoir qui avait été rongé par les insectes. Je l'ai traité. Nous avons refait un fond car sa base était toute grignottée. Ensuite, j'ai galéré ! Catherine (du blog "patine et cie" en est témoin). Nous avions prévu de mettre un superbe carrelage imitant à la perfection l'ardoise mais même posé dans les règles de l'art, il ne tenait pas et sautait au bout de trois jours. Nous avons, peint mais quelle que soit la finition que je voulais faire sur le plateau, rien n'adhérait. Nous avons poncé et reponcé. J'étais découragée ! Finalement, nous avons acheté une plaque d'inox brossé. C'est, après tout, peut être ce qu'il voulait ce foutu comptoir. retrouver ses apparats d'origine. Jadis, la plupart des comptoirs étaient zingués ou plutôt, et ça, je l'ai appris au cours de mes recherches, ils étaient recouverts d'une plaque d'étain car le zinc s'oxyde sauf le "zinc Quartz" qui est abominablement cher !
Trouver une plaque d'inox dans mes moyens. Sur le net, ils vendent une plaque près de 400€. Je suis allée chez notre ferraileur. Il a de tout ! Il avait justement reçu un lot de plaques en inox brossés qu'il vendait 40€ l'unité. Nous y sommes allés le soir même. Nous avons fait appel à une société qui pour un billet pour boire, nous a reocupé notre plaque à nos dimensions. Couper l'inox est en réalité un sacerdoce et nous voulions quelque chose de parfait !
L'inox a été vissé sur le plateau. J'ai peint la bordure en couleur zinc métalisé de chez Ripolin et ai choisi une lasure chêne naturel de chez V33 pour le comptoir en lui même. J'ai utilisé les transferts de chez "graphics fairy" de chez mon "amie" Karen. J'ai fait ce transfert en méthode traditionnelle qui demande plus d'huile de coude que de technique. Il est un peu pâle volontairelent car je voulais doner l'illusion d'une écriture d'origine usée et patinée par le temps. J'ai mis une belle éstamille géante sur le devant du comptoir. Nous avons préféré le mettre sur roulettes pour des raisons de commodités et pour l'isoler du sol, étant régulièrement innondés ! Nous avons rajouté une barre en inox brossé et des boutons de porte en zamac. Nous avons mis, en atendant de recevoir les tabourets définitifs, deux tabourets dénichés dans notre dépot-vente favorit. Ils seront en vente dés la fin septembre. Avis aux amateurs ! Sinon, je referai l'assise en skaÎ avec un lin épais et transfert de vieilles pubs et les offrirai à mon fils pour son nouvel appartement !

Fin d'un beau projet ... La prochaine fois, on repeint les meubles de la cuisine. Elle me fait horreur. je veux du CLAIIIIIR !!!

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