Mon petit tabouret de montagne

Didier, mon broc' favori, ne l'avait pas vendu, il me l'a donc cédé à un prix très, très modique ...
Il était rouge, écaillé, tristounet et fatigué et entièrement démonté. le pied était cassé. Il était bouffé par les vers. On a recollé le  pied. On l'a décapé à blanc car j'avais envie de découvrir les veines du bois. Parfois la patine, j'en ai marre, j'aime l'authentique surtout quand le bois est beau. On a ensuite choisi de la faire tremper en bain dans du produits anti-insectes en tous genres. Il a séché longtemps, longtemps, longtemps. Philippe a mis une entretoise car sa conception me paraissait un peu légère. J'ai ensuite préparé ma pâte à bois maison car celle du commerce finit par se fissurer dans le temps. Puis reponçage. J'ai enduit tout le tabouret avec la pâte à bois afin de remplir et de réparer tous les défauts. J'ai ensuite procédé dans les règles de l'art tel qu'un ébéniste l'aurait fait. Allez hop, un jet de fleurs ! Teinte à bois appliquée à la mèche de coton. Du fondur appliqué à la paille de fer en deux couches. De la cire appliquée elle aussi à la paille de fer 000 et hop. Je mettrai surement une petite plaque de métier, histoire de ... Mais je le trouve émouvant ce petit tabouret à l’architecture très particulière puisque les pieds tendent vers l'extérieur. 
Pas de quoi s'extasier, certes,  mais il est sobre, vrai et chargé d'histoires. Tout ce que j'aime !  
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