Une glacière bien mal en point !

J'en voulais une depuis longtemps, ni trop grande, ni trop petite et surtout pas trop chère. Quand j'ai vu celle là sur le net, certes dans un piteux état, elle m'a semblée faite pour moi ...

Le travail ne nous fait pas peur. Nous avons ramené à la vie, des épaves. Nous aimons relever des défis, avoir la satisfaction de faire ce que peu de gens aimeraient faire ... Mon meilleur allié, Philippe, mon mari, qui m'aide dans mes projets audacieux.

Quand elle est arrivée tout droit de Marseille, nous avons ravalé notre salive. Elle n'avait pas fière allure sur la photo mais en réalité, elle était pire ! Pas de fond, pas de dos, les portes rongées, le coin en bas à droite inexistant (un gros trou), bref ... Il a fallu tout d'abord retirer les panneaux latéraux qui étaient en amiante. Munie d'un masque, c'est moi qui l'ai fait mais je dois dire que j'ai été incommodée. Ensuite, Philippe s'est attaqué au décapage. Il a reconstruit tout ce qui manquait ou était mangé par les vers, non sans l'avoir traitée au préalable contre toutes sortes d'hôtes indésirables. Il a rajouté des plinthe pour le rendu final. J'avoue qu'il m'a bluffée quand,  pour réparer la porte du bas dont le coin inférieur avait été totalement rongé, il a sculpté une pièce de bois identique à celle qui manquait. Maintenant qu'elle a reçu sa finition, rien ne se voit !

Nous avons donc utilisé une teinte de chez Libéron "pain d'épice" (j'aime beaucoup cette teinte, bien qu'un peu foncée sur le chêne) puis nous l'avons cirée entièrement. Elle est mat mais sur les photos, à cause du flash, elle parait un peu brillante, ce qui n'est pas le cas ! Les ferrures et charnières, qui sont celles d'origine, ont été décapées, brossées, polies (un travail titanesque compte tenu qu'elles avaient dû être zinguées jadis et tout partait en lambeaux, dessous, du laiton) et vernies avec un vernis pour métaux car je refrotte jamais deux fois un laiton comme je l'ai déjà dit ! La petite plaque du fabricant en fer a été décapée, redressée et vernie aussi pour qu'ellle résiste dans le temps. Nous avons remplacé le contreplaqué mochedingue de la porte du haut par un grillage serré que nous avions. Nous avons fait peindre par une aquarelliste, le contreplaqué de la porte du bas (je ne sais pas si, finalement, je le garderai car je ne suis pas emballée. Non pas par le dessin en lui-même qui est superbe mais par le rendu). Nous avons rajouté des roulettes bois/métal pour la déplacer plus facilement car elle reste très lourde. J'ai passé un badigeon blanc puis zinc à l'interieur pour recréer l'effet zinc (je n'avais pas encore découvert ma méthode es-zinc !) qui était le principal revêtement intérieur des glacières. Nous avons mis une planche en teck dans le fond (c'était une planche à découper de chez Leroy merlin que nous avons recoupé, une solutiopn très économique et très jolie), puis une clayette que nous avons peint avec un badigeon blanc (la clayette était, en fait à l'origine, un caillebotis de salle de bain, premier prix, acheté chez Leroy Merlin 2.50 Euros ! Ecomique et totalement en respect avec l'esprit clayette des glacières de l'éopque).

Voilà le résultat et les photos avant/après :

Avant :

glaciere1.jpgglaciere2.jpg

 


 

 

 

Et après :

img-8304.jpgimg-8306.jpgimg-8307.jpgimg-8308.jpgimg-8309.jpg

 

 

 

 

 

 

 

Les fushias de la porte du bas sont une aquarelle originale signée Josette LEGRAND - VILLEPERDUE (I&L-37)

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